L’Arioste s’intéresse au théâtre au moins à partir de 1508 lorsque, à l’occasion du carnaval à Ferrare, il participe à l’organisation de la mise en scène des spectacles et à l’idéation de la sala grande. L’Arioste n’a jamais eu le temps de préparer une édition de ses comédies et s’engagea à empêcher la réalisation d’une édition contre sa volonté. La première édition des Suppositi en prose date de 1509, réalisée tout de suite après la représentation, probablement par les acteurs, à l’insu de l’auteur, chez Bernardino Zucchetta à Florence. La première édition de la comédie en vers date de 1551 et fut réalisée par Gabriel Giolito à Venise.
La comédie des Suppositi offre une intrigue tirée en partie de l’Eunnuchus, des Captivi et d’un épisode du Decamerone (VII, 7). Elle met en scène le déguisement du personnage principal, Erostrato, qui lui permet de vivre avec la femme aimée Polimnesta.
Douze éditions au cours du XVIe siècle reprennent le texte, beaucoup plus soigné de l’édition romaine de 1524 : Comedia di Ludovico Ariosto intitolata li Soppositi. Stampata in Roma a di. XXVII. De settembre nellanno M.D.XXIIII. Con Gratia et privilegio. (à la fin): Finisce Comedia di Lodovico Ariosto ferrarese restituita alla sua vera letione dopo la scorettissima stampa di Siena. L’édition romaine des Suppositi est fondamentale pour la reconstruction du texte de la comédie. L’histoire éditoriale de cette comédie est liée au nom de l’éditeur vénitien Giolito de’ Ferrari, à qui Virginio Ariosto avait confié les œuvres de son père.