Aminte pastorale
Traducteur: Catherin Le Doux • Œuvre originale: Aminta • Auteur: Torquato Tasso
Bibliographie
«Dulcis (Catherin)», dans Biographie universelle ancienne et moderne […] ouvrage entièrement neuf, rédigé par une Société de gens de lettres et de savants, Paris, Chez L. G. Michaud, imprimeur du Roi, 1814, tome 12, p. 205-206 ;
Alexander Cioranescu, Bibliographie de la Littérature Française du Seizième siècle, Paris, Librairie C. Klincksieck, p. 420 ;
Marina Maniscalco, Una traduzione sconosciuta dell’«Aminta»: L’«Aminte» di Catherin Le Doux, in “Studi Tassiani”, XXXV, n. 35, 1987, p. 115-129 ;
Martin Holý, Catharinus Dulcis (1540-1626), Savoyan Romanist in the Service of European Nobility, and his Peregrinations, in « Bollettino dell’Istituto Storico Ceco di Roma », supplemento 2008, “Roma-Praga - Praha-Řím, Omaggio a Zdeňka Hledíková”, a cura di Kateřina Bobková-Valentová et alii, Praga, 2009, p. 249-262 ;
Alain Cullière, Présentation à Tobie, comédie de Catherin Le Doux (1604), in Idem (éd.), Tobie sur la scène européenne à la Renaissance, suivi de Tobie, comédie de Catherin Le Doux (1604), Bern, Peter Lang, 2015, p. 181-192.
CATAS
Références: I, p. 204
CIORANESCU16
Références: p. 420
MICHAUD
Références: 12, p. 205-206
STUDI TASSIANI
Références: 35, 1987, p. 115-129
USTC
Références: 2109045 ; 2017610
Remarques
Il s'agit d'une version paraphrasée avec le texte italien en vis-à-vis. L'œuvre est dédiée au prince Guillaume, administrateur de l'abbaye royale de Hirsfeld, et aux princes Philippe et Herman de Hesse. Le Doux a traduit cette œuvre du Tasso dans un but didactique: elle est essentiellement destinée à l'apprentissage des langues. Il s'agit d'une traduction fidèle et complète. Pour ce travail, Le Doux s'est appuyé probablement sur deux éditions italiennes, mais surtout sur les premières traductions françaises de l'Aminta du Tasso, réalisées par Pierre De Brach et Guillaume Belliard.
Le Doux accomplit un travail de traduction minutieux, cherchant continuellement à prévenir le moindre doute de compréhension chez le lecteur allemand en explicitant le langage allusif du Tasso. Cette traduction ne présente non seulement aucune omission, mais, au contraire, elle regorge d'ajouts didactiques qui ont pour but de faciliter la lecture, sans toutefois modifier le contenu du texte original. Le désir de clarté, parfois poussé à l'excès, se fait au détriment de la beauté poétique des vers du Tasso. À partir des traductions de De Brach et de Belliard, notre auteur ne se contente pas d'emprunter certaines expressions, mais copie des phrases entières et approuve la technique de traduction de ces deux traducteurs. Néanmoins, il faut reconnaître à Le Doux une bonne capacité à assembler les différents matériaux (un procédé similaire est également utilisé dans la comédie Tobie (1604), qui, avec Aminte, sont les deux seules publications en français de notre auteur).
La traduction de Le Doux accorde une grande importance aux mots, au point de ressembler à un véritable vocabulaire : on y trouve en effet de nombreux noms, verbes, adjectifs, souvent accompagnés d'un synonyme. Le phénomène de redoublement ressort clairement, motivé par le désir constant d'offrir au lecteur un large éventail de mots de la langue à apprendre. Le but de cette traduction est en effet de créer un manuel destiné à l'apprentissage des langues italienne et française par la méthode de comparaison. Dans cette traduction, le chef-d'œuvre poétique du Tasso semble plutôt terni, car l'intention didactique l'emporte sur le soin stylistique.
Notice créée par: Roberto Dapavo • Notice ajoutée par: Luca Elfo Jaccond